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 La Maison des Roses

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Izumi
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MessageSujet: La Maison des Roses   Sam 12 Déc - 23:40


maison des roses

Parce que dans toutes les villes un lieu de distraction et de satisfaction des besoins en tous genres est nécessaire, la Maison des Roses a une place très importante dans Valdis.

Ici on trouve des filles (mais aussi des hommes Very Happy !) pour tous les goûts: grosses, grandes, petites, chauves ou poilus, de manière à ce que tous les fantasmes peuvent y être assouvis. Par ailleurs, la Maison des Roses loue ses services à tous types de budget avec ces deux structures: la Rose blanche -l'arrière boutique pour les petits budgets- et la Rose Rouge.
Cette dernière est le summum de luxe et de luxure, on y voit fréquemment de hauts fonctionnaires supposés se trouvés aux ministères mais aussi la sublime Melba à la poitrine opulente, riche détenteur de l'entreprise des Roses.

Bien que l'argent semble ici, régner en maître, Melba est suffisamment fortunée pour refusée toutes vos avances messieurs...


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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Lun 1 Fév - 19:01


Un fin rayon de lumière se faufila entre les lourdes tentures pourpres qui faisaient office de rideaux dans la luxueuse chambre et vint se déposer sur le visage endormi de Melba. Celle-ci ouvrit lentement les yeux, momentanément aveuglée par le petit jour. Reprenant petit à petit conscience, elle se redressa dans son énorme lit double recouvert de nombreux coussins en plumes recouvert de soie blanche et douce.
Tout en baillant, elle se remémora son rêve : il y était question de ce beau jeune homme blond aux yeux bleus qui lui avait offert un sourire ravageur alors qu'elle se baladait dans les rues de Valdis la veille. Malheureusement, ce matin, elle était belle et bien seule dans son grand lit.
La jeune femme, vêtue d'une simple nuisette aguicheuse en soie rouge se leva et jeta un coup d'œil à sa chambre. Divers tableaux se côtoyaient sur les murs, à côté d'une impressionnante bibliothèque contenant les ouvrages les ouvrages les plus variés (allant du Kama-sutra à comment réaliser un bon gâteau au chocolat) et une grande coiffeuse où s'étalaient des dizaines de parfums et de maquillages en tout genre.
Melba, encore un peu endormie, ouvrit en grand les rideaux pour laisser entrer le jour dans la vaste pièce et tira sur un petit cordon pour appeler sa domestique. Celle-ci, une jolie jeune fille qui ne devait pas avoir plus de 16 ans, s'empressa d'arriver et de s'enquérir des désirs de sa maîtresse.


-Aide-moi à m'habiller et à me maquiller. Choisis ce que tu veux dans ma garde-robe.

La garde-robe en question était contenue dans un dressing attenant à la pièce. La servant, après avoir aquiescé, disaprut derrière la cloison avant de revenir quelques minutes plus tard avec une chaude robe couleur ivoire.

-Cette robe est très habillée... Tu n'as rien de plus...décolleté ?

-Mais madame, il neige aujourd'hui, il ne faudrait pas que vous attrapiez froid...

-Hn, si tu le dis...

Après avoir enfilé sa robe, s'être faite coiffer et avoir appliqué sur ses lèvres un rouge à lèvres profond, Melba passa dans le salon attenant à sa chambre. Elle prit une pomme dans le panier de fruits sur la table et croqua à pleines dents dedans. Ce serait en tout et pour tout son petit-déjeuner.

Après avoir fini sa pomme, la jeune femme descendit l'escalier (tout en ayant bien vérifié qu'elle fermait bien sa suite à clé, ne voulant pas retrouver des clients dans son précieux cocon...) pour arriver dans la Maison des Roses en elle-même, sa chambre se trouvant en effet juste au-dessus de sa boutique. Elle afficha un sourire satisfait en voyant que ses jeunes apprentis étaient déjà prêts et se prélassaient dans de confortables fauteuils, attendant des clients. Ils la saluèrent tous de la tête en la voyant arriver. Après tout, elle était leur maîtresse, celle qui leur avait trouvé un travail, une vie... La plupart étaient de pauvres orphelins abandonnés par leurs parents qu'elle avaient recueillis et choyés avec amour. En contribution, ils travaillaient pour elle. Tout cela était parfaitement juste.

Légèrement étourdie par la forte odeur de parfum qui trainait dans l'air, Melba sortit sur le perron de sa boutique et s'installa dans une des balançoires entourées de roses éternelles qui bordaient la boutique. Elle se mit à se balancer doucement dans la fraîche brise de l'hiver, allumant une cigarette et regardant tomber les quelques rares et dernier flocons de l'hiver...
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Izumi
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Mer 21 Avr - 22:53


MJ


*Criiiiiiiiiiiiic*

"Qu'est ce qui se passe Joe?

-Rien Doug. C'est ce foutu givre qui s'en prend à nos roues...

On fait rien Joe?

Pas la peine on a bientôt fini la tournée."
, acheva le prénommé Joe avec un crachat

La tournée, c'était le mot qu'employait Joe pour désigner leur distribution d'esclaves. Au fur et à mesure qu'ils avançaient, chaque caravane prenait un chemin qu'il lui était propre. Celle de Joe et de Doug, par extension celle d'azphal et d'elsa, continuait dans la grande artère de Valdis, les Vieux Quartiers. Ils passèrent devant les plus fastueuses boutiques de la ville, de la joaillerie au bordel chic. C'est d'ailleurs devant cette dernière que la caravane s'arrêta.

On aurait dit un petit coin de paradis, des pans de roses grimpaient le long des murs alors que la neige loin de les faner, semblait les parer de perles. Mieux qu'un Paradis, c'était un lieu de luxure et de plaisirs où chaque créature est un enchantement. Et si toutes sont du même calibre que celle sur le perron, Dieu, c'est ici que tout homme veut mourir, étouffé par tant d'apparat et de poitrines opulentes! Malgré tout cela, cette petite crapule de Joe n'affichait qu'une de ses habituelles mines sardoniques. Il abandonnât alors les rennes du chariot à son compagnon pour se diriger vers la somptueuse demoiselle.

"Bien le bon jour gente dame Melba., fit il en se découvrant.
Jonathan pour vous servir."

Ses gestes, ses paroles étaient imprégnés d'une élégance méconnue chez lui depuis qu'Azphal l'observait. Fini les crachats intempestifs et l'arrogance hautaine qui le caractérisaient. "Jonathan" n'était pas de la gnognotte, il savait quand jouer sur telle ou telle facette comme un peintre sur sa palette. D'un regard, il ordonna à Doug de sortir l'aventurier, lui seul. Elsa regarda son camarade de cellule s'éloigner s'en broncher. Au moins, elle ne se retrouvera pas dans un bordel. Doug apporta Azphal à porter de vue de Melba tout en respectant l'écart à respecter. On a ici une marchandise qui doit être examiné avec recul...

"Il s'agit d'un produit frais. Pêché ce matin si je puis dire.
Des muscles, un peu de graisses, il peut être utile pour tout type de travail."


Même s'il n'en laissait rien paraître, les mots écorchèrent les lèvres de Joe. Il fallait bien valoriser ce qu'on vendait mais là, n'importe quel commerçant verrait qu'il ne vaut pas tripette. Un petit gabarie, une masse musculaire peu développée, des traits semblables à ceux d'un ado pré pubère, bref rien qui ne fasse un bon gaillard apte aux travaux digne de ce nom. Mais Joe ou plutôt "Jonathan" était un grand baratineur et puis, qui ne tente rien n'a rien...


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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Jeu 22 Avr - 9:52


Si la métamorphose de Joe l'avait impressionné, rien n'aurait pu détacher l'attention du captif de ce qu'il pensait apercevoir :
La porte du paradis, négligemment entrouverte et gardée par l'ange Gabrielle en personne. C'était vraiment ce que voyait Azphal, mais à sa décharge il fallait compter un bon coup sur la tête, une nuit de mauvais sommeil et l'absence de trois repas chauds.
Il était en somme bien trop pétrifié pour parler, mais ses yeux s'activaient avec la vivacité qui manquait à ses lèvres : la vue de la Dame Melba avait tout simplement effacé sa dernière journée, et ils ne se gênaient pas pour détailler avec un amour manifeste le moindre détail de sa somptueuse robe ou dévorer sa peau nacrée la ou elle était -par mégarde- laissé visible.
Si il ne faisait aucun doute que la Dame aux roses avait du assister a ce genre de réaction un nombre incalculable de fois, le produit en avait bien conscience, et malgré les limbes de plaisir en perspective qui obscurcissait son esprit, il prit conscience qu'il faudrait nettement plus qu'un regard aguicheur pour se faire remarquer d'une pareil beauté. C'est donc avec une lenteur toute calculée qu'il entama une révérence, qui l'amena un genou a terre, le corps droit et la tête légèrement inclinée.
"Dame..." murmura-t-il, achevant ainsi son hommage.
La situation aurait surement remuée une minette de quinze ans nourrie aux romans galants, mais encore aurait-il fallu que notre héros ne fut pas accoutré de vêtements de voyage élimés et boueux, ne sorte pas d'une cage roulante et enfin ne soit pas méprisé par un esclavagiste. Mais c'était peut être justement cette accumulation de détails grotesques qui donnerait à sa tentative l'originalité et l'humour nécessaire à un hôte -ce qu'il ne manquerait pas d'être à merveille.
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Sam 24 Avr - 21:39


Melba tira une dernière bouffée de sa cigarette et savoura l'arôme de la fumée qui parcourait son système respiratoire avant de l'expirer par ses narines et d'éteindre avec sa délicatesse habituelle le mégot encore brûlant dans un pot de fleur avoisinant et de le jeter sur la grand-rue. Elle le regarda un instant avant de reporter son attention avec mépris sur toute la voie publique. Aujourd'hui, on était vendredi, jour faste qui précédait le week-end, mot qui n'avait aucun sens dans sa boutique étant donné que c'est à ce moment que ses apprentis avaient le plus de travail... Des badauds passaient, rêveurs, devant sa maison, s'imaginant sans doute en train de s'offrir une nuit de plaisir au creux des étreintes les plus prisées de la ville, voire de toute la contrée. Elle voyait aussi des hommes d'affaires parcourir les rues, s'affairant plus que de coutume, sachant que dès qu'ils auraient bouclés leurs dossiers, ils pourraient rentrer chez eux et s'occcuper de leur famille pendant deux jours de repos avant que la furie du travail ne reprenne. La jeune femme qui se tenait debout devant le bordel ne connaissait pas cette routine épuisante. Melba avait construit son empire toute seule, de ses propres mains, et elle en était fière. Elle y vivait, y travaillait, en gérait les comptes, elle était LA grande intendante de LA maison à fantasmes du pays.

Elle se demanda alors si parfois elle ne regrettait une vie tranquille aux côtés de sa famille, surtout de son frère... Elle chassa bien vite cette idée : si elle était restée avec eux, cela ferait déjà de nombreuses années qu'elle serait mariée à un vieux duc poussiéreux, obligée d'accomplir ses quatre volontés et de produire pour lui des enfants. Alors que là, dans son monde, dans sa vie, elle pouvait faire ce qu'elle voulait, elle avait tout simplement réussi à toucher à la liberté. Mais cela ne lui suffisait pas. Elle en voulait plus. Maintenant qu'elle avait la liberté, elle voulait le pouvoir. Et ce pouvoir, elle pouvait l'acquérir en mettant à ses pieds, enfin dans les bras de ses apprentis, tous les hommes importants du pays. Elle savait qu'un jour elle accomplirait son but, son but qu'elle couvait secrètement et dont elle prenait bien soin...

Le son de la cloche de l'église voisine qui sonnait les trois heures tapantes la tira de ses pensées. Elle jeta encore un regard circulaire autour d'elle et vit un attelage bien connu. Même si elle ne reconnaissait le conducteur, elle pouvait aisément deviner de quoi il s'agissait... des barreaux enfermaient en effet deux jeunes gens, et apparemment, cette caravane se dirigeait vers la maison des Roses...

Un sourire satisfait s'affichant sur ses lèvres, elle attendit qu'ils s'approchent, ne daignant pas bouger et risquer de se salir dans les immondices que charriaient la grand-rue.


"Bien le bon jour gente dame Melba" fit le conducteur. "Jonathan pour vous servir."

Depuis le haut des quelques marches où la jeune femme se trouvait, elle regarda pendant une demi-seconde le pauvre mécréant qui daignait lui adresser la parole. Encore un de ces vendeurs d'esclaves miteux qui la connaissait de réputation mais dont elle n'avait jamais entendu parler... Peut-être qu'hier encore, il faisait partie de ces rêveurs qui voulaient s'offrir une nuit dans sa Maison. Mais rien qu'à ses habits, elle le voyait, ce n'était toujours pas aujourd'hui qu'il allait accomplir ses désirs...

Se détournant bien vite de l'affront que lui faisait l'étalage de tant de laideur, elle se retourna vers l'esclave que la "marée" pour continuer la métaphore du pouilleux, lui avait apporté. Elle le détailla rapidement, d'un regard scrutateur bien habitué à ce genre de tâches. D'un regard surpris, elle vit se baisser dans une des courbettes les plus disgracieuses qu'il ne lui ai jamais été donné de voir. En effet, son éducation dans la haute société italienne lui avait permis de connaître tous les rouages de la bonne et fine éducation, et il était évident que cet individu-là n'était rien d'autre qu'un paysan en quête d'aventures piégé par de piètres revendeurs d'esclaves...

Soudain, choquée, elle le vit ouvrir la bouche pour lui parler. Comme cet esclave osait-il ? En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, elle descendit les quelques marches qui menaient au perron (tout en prenant bien soin de ne pas tâcher ses bottes en daim fraîchement tué...) et infligea au pauvre Azphal déjà bien torturé par ses derniers jours une claque retentissante qui ne manquerait pas de laisser une trace rouge bien vive sur sa joue.


"Ne t'avise jamais de me parler si je ne t'en ai pas donné l'autorisation, sale esclave. Tu n'es rien à mes yeux, et la prochaine fois, que ce soit avec moins ou un autre maître, tu risquerais bien plus, que ce soit les fouets ou la mort...

Elle prononça ces mots d'une voix sifflante, ses yeux le rabaissant à son rang et lui montrant à quel point elle lui était supérieure. Elle finit rapidement son inspection, et le força à se relever et à se tourner sur lui-même. Le laissant là, elle se tourna vers son actuel propriétaire, les yeux plein de suspicion.

"Humm, Jonathan, c'est ça ? Votre marchandise n'a pas l'air en très bon état à mon goût... Il pourrait à la limite convenir pour des tâches ménagères ou au niveau de l'intendance, histoire de le remplumer un peu (à ce moment de son discours, Melba tâta les côtes d'Azphal, qui, en effet, semblait assez maigre). Après, je pourrais voir quel potentiel il a, bien que ma Maison compte déjà plusieurs spécimens sveltes et bien entraînés à la cheville desquels je doute qu'il puisse arriver à la hauteur..."

Melba se tourna vers la caravane des vendeurs d'esclaves et remarqua, terrée dans un coin, une jeune fille qui semblait apeurée.

"Tenez, cette enfant me plaît. Je vous propose un marché. Je n'accepte pas le jeune homme seul mais je suis prête à vous offrir un bon prix pour cette paire... La fille m'intéresse au plus haut point, elle a l'air très agréable à regarder...
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Dim 25 Avr - 0:22


En fin de compte, ça devait arriver. Se faire stupidement attraper par ces pourritures d'esclavagistes, c'était de sa faute. Se faire mépriser par la beauté captive, c'était du classique. Mais se faire insulter par une tenancière de bordel, c'était trop. Juste assez pour faire perdre patience à un jeune homme qui en avait déjà bien usé. Azphal se crispa de rage, ajoutant ainsi au pourpre de son visage. Il serra les poings autant qu'il pu. Lorsque son sang se mit à gouter de la chaire mise à vif par ses ongles, il ne desserra pas la mâchoire. Mais lorsque cette -sublime- proxénète lui tata les cotes et qu'il pu sentir le parfum enivrant qu'elle dégageait, il perdit le contrôle. Crasseux, méprisé, désarmé... mais digne. Jusqu'au bout.
D'un geste vif, il pivota sur son pied droit et se jeta sur elle, bien décidé à vendre chèrement sa peau en se servant de Melba comme otage.


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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Dim 25 Avr - 19:06


MJ


[HJ: Ah les joies du RP et ses malentendus. On ne te blâme pas azphal on fait juste un rappel. Ce qui est tout à fait normal puisqu'on ne pense pas tous pareil en écrivant pourtant la même scène Wink. Effectivement tu n'es pas enchaîné. Vu que les gardiens perdaient les clés systématiquement les esclavagistes ont décidés de ne plus user de fers. Mais ce que vous oubliez c'est que vous n'êtes pas 2 ni 3 ni 4 mais 5 dans la scène! Bref en fait ya pas de débat puisque vous l'avez zapé xD]

Azphal ayant mis un genou à terre Doug n'eut aucun mal avec sa force titanesque de le maîtriser lorsqu'il tenta un mouvement [bah oui il était juste derrière toi si tu regardes un peu plus haut ^^]. Ce gars là était vraiment une petite teigne arrogante comme il les détestait. Vraiment c'est avec plaisir qu'il le frappa un bon coup sur la tête histoire qu'il se calme un peu. Mais ce qui inquiétait le plus Doug c'était la petite Elsa... Non vraiment pas, il ne voulait pas la laisser dans un pareil endroit. En fait il aurait voulu ne pas la laisser du tout ni ici ni ailleurs. Mais le pire dans tout ça c'est qu'il ne pouvait rien dire sans recevoir une leçon de Joe. Celui ci méprisait la gentillesse qui habitait Doug et ne manquait jamais l'occasion de le rabaisser à ce sujet. Bref s'il voulait garder son job il avait plus intérêt à la fermer.
Jonathan se retourna vers Doug en lui faisant signe de tenir plus fermement le captif sinon c'était lui qui allait se retrouver dans ce bordel (et oui c'est font ce qu'on peut dire dans un regard! Very Happy). Il reporta alors son attention sur la belle Melba qui semblait ne pas vouloir lâcher l'affaire facilement.

"-C'est que j'avais prévu de la revendre à un riche client et à un bon prix...
Mais j'accepterais de vous les céder pour disons... 800 pièces d'or."


Il n'y avait pas vraiment de piège là dessous, si c'était trop cher, Joe pourra revendre, comme il était convenu, Elsa au riche client en question. Dans le cas inverse, il s'en tirerait avec une belle marge et pourra même piquer dans l'enveloppe sans que personne ne s'en aperçoive et c'est pas Doug qui dira quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Dim 25 Avr - 20:18


Melba, en pleine négociation avec Joe, remarqua avec étonnement celui qui semblait être le petit chien du revendeur d'esclaves maîtriser le petit chenapan qui allait sans aucun doute - elle en était certaine - lui appartenir. Elle se tourna vers les deux hommes crasseux et les regarda avec un petit air surpris. Qu'avait donc tenter de faire le prisonnier ? Elle soupira en pensant qu'elle aurait dû prendre un long bain et faire immédiatement laver sa robe si jamais il avait daigné la toucher. Non mais quand même, elle entretenait sa propreté, elle ne baignait pas dans la crasse, la poussière et la sueur comme eux, ces immondices de bas étage !

Elle vit le... "compagnon" de Joe jeter un coup d'oeil atterré vers la cage ambulante où se trouvait encore la jeune fille. Alors, comme ça, il y en avait un qui s'inquiétait pour la gamine ici ? Elle sourit, amusée. Peut-être que si ce détritu arrivait à gagner un peu mieux sa vie, il viendrait un jour lui rendre visite à la Maison des Roses... Tiens, un client potentiel, c'était assez... amusant de le considérer comme ça, vu son manque évident d'hygiène. Melba, incommodée par l'odeur que dégageaient ces fermiers, s'éloigna un peu.

C'est alors que Joe lui fit sa proposition. Elle soutint son regard quelques minutes, évaluant la possibilité de négocier un prix inférieur. Mais à la lueur - malsaine - qui y brûlait, elle compris rapidement que cette gamine avait une certaine valeur (monétaire, elle entendait, bien sûr), à ses yeux. Elle se dit, mentalement, qu'il devait bien y avoir 750 pièces d'or pour la fille et seulement 50 pour l'individu qui gisait à ses pieds.

Sans même demander la permission à Joe, elle s'approcha de l'attelage et détailla la fille. Svelte, mince, une jolie poitrine, de longs cheveux... C'est vrai qu'elle était plutôt mignonne et que ses clients fortunés étaient bien capables d'enchérir dans le seul but d'accaparer sa virginité. Oui, pour elle, il ne faisait aucun doute que les grands yeux apeurés de la jeune fille reflétaient une pureté encore intouchée. Elle sourit machiavéliquement. Pour sûr, elle devait débourser une rondelette somme pour la paire, mais elle ne doutait pas qu'elle en serait récompensée. Son regard se posa alors sur Azphal, au sol. Après, qu'allait-elle pouvoit bien faire de cet énergumène là.

Elle se rapprocha de Joe, sortit sa bourse et compta huit grosses pièces d'or.


"Très bien, marché conclu, amenez-moi les esclaves."

Sans un mot de plus, Melba se retourna et gravit élégamment les marches du perron avant de s'arrêter devant la grande porte qui fermait la Maison des Roses. Elle l'entrouvrit et appela un grand apollon blond apparemment assez musclé - et oui, si Azphal tenait de la retoucher, celui-ci saurait la défendre - ainsi que deux jeunes femmes pour s'occuper de la fille, dont elle venait d'apprendre le prénom : Elsa. Humm, ça faisait trop prude, il faudrait qu'elle pense à lui en trouver un autre...

Elle se retourna, vit que Doug avait... "apporté" serait-elle tentée de penser ses deux nouvelles proies, les tenant chacune par un bras. Elle montra au grand blond qu'il devait tout particulièrement tenir Azphal à l'oeil.


"Siegfried, emmène Azphal dans le petit salon rouge. Je m'occupe de la petite Elsa et j'arrive tout de suite. Veille bien à ce qu'il ne s'échappe pas."

Sur ces mots, Melba prit le poignet d'Elsa et s'introduisit dans la Maison des Roses, l'emmenant Dieu-sait-où, accompagnée par ses deux beautés qui faisaient figure de gardes du corps.

[HRP] Pour Siegfried... Comment ça j'ai trop joué à Soul Calibur ? Mais naaan xD [/HRP]
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Dim 25 Avr - 20:31


La stature de Siegfried acheva de détruire toute velléité de révolte chez Azphal : sans arme, il valait décidément mieux ne pas faire de vague.
Attends un peu que je récupère une lame, playboy, je vais te transformer en sushi!
Si il maudissait intérieurement son manque d'entrainement à main nu, il suivit sans rien dire son geôlier, décidément trop solide pour lui.
Et ainsi il précéda son teuton dans le salon rouge. Les teintures flottants le long de murs capitonnaient la pièce et la lumière rouge qui s'en échappaient créait une atmosphère feutrée, intimiste et sensuelle : des lampes devaient surement être dissimulé contre les murs pour assurer un éclairage tamisé, en accord avec les lourds rideaux qui masquaient la seules fenêtre de la pièce, apparemment maintenue fermée en permanence, pour ne pas gâcher d'encens ou de chaleur.
J'espère qu'il ne va rien tenter de louche... pensai Azphal à toute vitesse, repérant un chandelier du coin de l'oeil. Il était clair qu'il n'était pas familier de ce genre d'établissement, et il n'avait aucune idée de ce à quoi il allait être confronté. Mais si il avait réfléchi un tant soit peu, il lui aurait paru évident que ce n'est pas Siegfried qui était à craindre...
le parfum entêtante de la pièce et sa chaleur trouble lui rappelèrent d'un coup que là dehors, dans le froid, restait encore Elsa.
Mince, la garce a voulu se l'accaparer! Je ne pourrais pas m'échapper seul en la laissant ici! Tout en cherchant à mémoriser le chemin qu'il avait emprunté pour venir jusqu'ici, il obéit à son guide et s'assit sur un simple tabouret que ce dernier avait du saisir en passant dans le couloir : un meuble pareil jurait complètement avec le reste de la pièce, et il est clair que le grand blond le savait très bien.
"tu pourrais salir", se contenta de de dire sèchement l'intéressé.
c'est ça mon coco, fait ton malin... une fois que j'aurais mis la main sur ne serait ce qu'un bâton... je ferais quoi?? je ne pourrais surement pas éliminer tous les habitants de la maison, ni même sortir de la ville et éclatant tout le monde sur mon passage...
Je pourrais sortir discrètement pendant la nuit... non je serais surement enferme à clé. Mettre le feu. Voilà la solution! provoquer un incendie dans la réserve d'encens et d'herbes : tout le monde serait dans les vapes et occupé à éteindre ça, pendant ce temps je pourrait ma faire la malle... Il me faudra donc une arme au cas ou, et apprendre à connaitre ce bâtiment... parce que je n'ai pas la moindre foutu idée de ou est ce qu'ils peuvent planquer leur fichu encens!



[ah et je viens d'y penser, j'ai 2 en charme, et Melba qui est sublime est à 3... donc je reste pas mal awesome Wink]


Dernière édition par azphal le Lun 26 Avr - 13:49, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Lun 26 Avr - 8:03


[HRP]

Thanks pour ton edit, c'est bon (t'as vu j'ai fait des efforts xD) pour moi ^^.
Par contre là je dois filer donc, zou je vais faire ma valise ^^
À jeudi !

Ah et au fait, yep, j'ai remarqué ça pour ton charme. Melba ne l'avait pas remarqué parce que t'était couvert de boue, mais elle en tiendra compte quand tu seras tout bien lavé et propre =P

[/HRP]
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Mar 27 Avr - 14:34


MJ
Tu n'as pas 2 en charme tu as juste payer 2 pour avoir "charme", c'est à dire charme de base sans plus Razz. Sinon ça a plutôt une influence sur les PNJs. Pour les joueurs ont leur laisse l'appréciation de l'avatar. Bah oui ce n'est pas parce qu' une grosse blonde platine a "charme" qu'elle est à mon goût Very Happy. Mais bon Melba cherche surtout à satisfaire des "PNJs" donc la remarque c'était surtout pour le "j'ai deux en charme". Sinon pour melba ya aussi beauté comme avantage je considère donc qu'elle a payé deux fois et demi charme. Donc azphal est charmant, Melba est... canon on va dire.
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Jeu 29 Avr - 9:00


Melba accompagna sa nouvelle recrue le long de couloirs et de salons capitonnés où elle avait déjà pu voir que certains de ses riches clients, tout en la saluant aimablement (pour ne pas dire bavant sur son décolleté, bien que sa robe ne soit pas réellement si ouverte que ça...) avait regardé la jeune fille d'un air plus qu'intéressé. Celle-ci marchait silencieusement, le cheveux devant les yeux, la tête baissée. Mais après tout, ce petit air timide ne la rendait que plus adorable, ne ? Melba, souriante, se dit qu'elle allait se faire une joie d'effacer toute cette timidité à outrance pour la rendre plus farouche. Ahlala, peut-être croyait-elle pouvoir résister longtemps, endurer les pires souffrances plutôt que de livrer son corps à des étrangers ? Mais tout cela, ce n'était que dans sa tête. Melba avait ses propres méthodes pour convaincre. Et puis après tout, parmi tous ses apprentis, est-ce qu'un seul semblait malheureux ? N'obéissaient-ils pas tous au doigt et à l'oeil à Melba ?

Après en avoir fini avec la jeune fille et la laissant aux soins des mains les plus raffinées de son établissement, elle referma doucement la porte du salon dans lequel elles s'étaient enfermées, espérant ainsi étouffer les cris de douleur qui sortait de la menue gorge d'Elsa. Melba était satisfaite, mais énervée à la fois. Si la gamine continuait à crier comme ça, cela pourrait avoir de mauvaises répercussions. Quand même elle ne voulait pas que ses meilleurs clients soient dérangés par ce bruit.

Elle arriva très vite dans le Salon Rouge, qui se trouvait juste à côté du Salon Bleu où elle venait de laisser Elsa. Même la porte fermée et le crépitement des bûches dans la cheminée ne parvenaient pas couvrir les derniers éclats de voix de l'esclave. Melba jeta un coup d'oeil à Azphal et Siegfried, faisant signe de tête à ce dernier qu'il s'était bien occupé de la nouvelle recrue mais qu'elle préférait quand même qu'il reste là pour assurer sa sécurité. Patiemment, elle attendit quelques minutes que les cris puis les sanglots cessent, avant de reporter son attention sur Azphal, un sourire douceureux éclairant d'une lueur étrange son visage.


"La petite est si douillette, tu le savais ?"

La belle tenancière s'arrêta, le fixa encore une fois, avant de se diriger vers une des lourdes tentures de la pièce et de l'écarter, révélant une porte. Elle poussa celle-ci, révélant une salle d'eau étincelante, et revint avec un pantalon et un haut moulants et beiges taillés dans de la soie fine. Elle les montra à Azphal et désigna la salle d'eau.

"Vu ton état, jeune homme, je crois qu'un bain ne sera pas de trop. Et t m'enlèveras ces affreux habits déchirés pour enfiler ceux-ci. Tu verras, ils sont très agréables à porter... Ensuite nous verrons comment tu peux être utile et à quoi tu peux servir. Allez, va"

Melba, lui ayant tendu les vêtements, s'installant confortablement dans un fauteuil drapé de rouge, sa couleur préférée, et s'accorda le droit de fermer les yeux quelques instants, savourant l'odeur d'encens qui l'enveloppait. Elle rouvrit alors les yeux et fixa Azphal qui n'avait pas encore bougé.

"Oh, j'allais oublier... Pour éviter se tu ne t'échappes par un trou de souris ou que tu ne tentes de nous assassiner avec le savon à la rose, Siegfried t'accompagnera dans la salle d'eau."

Refermant les yeux, elle sourit malicieusement.

"Comem ça, tu commenceras à t'habituer à la présence d'hommes autour de toi..."
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Jeu 29 Avr - 9:54


Les cris de sa compagne lui avait rappelé brutalement ou il se trouvait, et ce qu'il risquait de devenir. Tout cette histoire ne lui semblait pas réelle, comme un mauvais rêve... Mais ce n'était pas le moment de baisser les bras : il devait faire avec, même si tout ça sentait très mauvais...
Mince, elle n'en a plus pour très longtemps avant de... travailler, se plaint Azphal mentalement. Le mieux serait d'agir vite.
Il allait ouvrir la bouche pour acquiescer, mais la gifle mémorable qu'il avait reçu plus tôt lui brula la joue, lui rappelant l'interdiction. Il se leva donc sans mot dire, et suivit le préposé au nouveau d'un air sombre.
Si tu t'imagines qu'on va se laver mutuellement le dos dans la bonne humeur et la camaraderie virile... Cette fois Azphal se dit que cela risquait de franchement mal tourner, et il n'y aurait pas de Doug pour leur sauver la mise. Mais encore une fois il oubliait que crasseux comme il était, même un esclave n'aurait pas voulu de lui.
Alors qu'il ne cessait de remâcher de sombre pensées, il continuait de noter soigneusement dans un coin de sa tête les détails des lieux qu'il traversait : la salle d'eau était, à son grand étonnement, juste au dessus du salon rouge, directement accessibles par un escalier en colimaçon. Une disposition audacieuse pour une salle aussi humide, qui permettait non seulement de la chauffer en récupérant la chaleur des pièces inférieures, mais aussi de la garder fraiche pour les invités, qui chaque jours la sentaient propre des vapeurs de la veille.
La salle en elle même était assez vaste, pouvant surement contenir jusqu'à une dizaine de personnes, et le confort minimal qu'elle offrait finit de persuader Azphal qu'elle ne servait qu'aux esclaves.
"Déshabilles toi et passe moi tes affaires" lui dit Siegfried d'un ton distrait. "Ensuite tu enfilera ça" continua-t-il en déposant les habits donnés par Melba sur une chaise.
Azphal répondit par un grognement, et s'avança sous le jet brulant qu'il avait enclenché après avoir négligemment retiré ses vêtements. L'eau lui parcouru l'échine avec un sifflement aigu, et changeai rapidement de couleur à mesure qu'elle le décrassait.
Ainsi disparaissait une bonne fois pour toute le voyage épuisant et les journée de marche dans la neige boueuse des montagnes. La nudité entre homme ne le dérangeait pas particulièrement, habitué qu'il était des douches après l'entrainement. Il rabattit en arrière les cheveux qui lui étaient tombés sur les yeux et entreprit de se rhabiller, tout en restant à une distance respectueuse de Siegfried, tout occupé d'ailleurs à disposer de ses habits, une paire de ciseaux à la main.
"j'ai fini" déclara Azphal d'un ton neutre.
"j'ai vu" rétorqua l'apprenti couturier d'un ton sec, visiblement gêné dans sa découpe par la saleté des vêtements, qui leur conférait une solidité inattendue.
"je peux trouver mon chemin jusqu'au bas de l'escalier en colimaçon tout seul je pense, non? 10 marches sans que tu me tiennes la main, ça doit être faisable pour un grand garçon comme moi..." lui rétorqua-t-il dans un soupir exaspéré.
L'autre harpie n'a pas menti... Ces vêtements sont effectivement très... agréables pensa le jeune homme en s'étirant un instant, observant que leur coupe faisait apparaitre le moindre détail de son anatomie.
Et très à propos! conclut-il d'un air sombre. Il attendit un long moment la réponse de Siegfried qui se démenait comme un beau diable avec une des sangles de son cache poussière lorsqu'un son attention fut attirée par un léger craquement provenant : le murmure étouffé du crépitement de la cheminé du salon rouge lui apparut comme une révélation : Une cheminé signifiait...
Un tisonnier!
Je crois que je viens de trouver mon billet de sortie... se réjouit Azphal tout en attendant un signe de son gardien.


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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Jeu 29 Avr - 18:10


Assaillie par les odeurs d'encens et de parfums et par le doux crépitement de la cheminée, entourée d'étoffes soyeuses, Melba s'était quelque peu assoupie dans le grand canapé dans lequel elle s'était installée. Elle entendit de manière lointaine l'eau couler au-dessus de sa tête et s'imagina avec un sourire l'attitude d'Azphal face à Siegfried. Néanmoins elle n'avait aucun souci à avoir de ce côté-là, elle avait recueilli le grand blond quasiment à sa naissance, et celui-ci lui était dévoué corps et âme, et ne tenterait rien sans lui avoir préalablement demandé la permission. De plus, ces derniers temps, il semblait prendre goût à la couture et lui avait même confectionné une robe. Elle serait contente si ce petit oisillon pourrait un jour voler de ses propres ailes... Mais en attendant, il lui appartenait, comme l'autre saugrenu qui se lavait, et elle n'était pas décidé à les laisser partir, que ce soit l'un ou l'autre. Ah, de toute façon, elle savait se faire respecter, et elle avait sa méthode pour que chacun se souvienne de son allégeance à la Maison des Roses...

Elle bougea et replongea dans ses pensées, calant sa tête contre le bord drapé du canapé. Il fallait dire qu'elle ne se ménageait pas ces derniers temps... S'ennuyant dans sa grande demeure, lasse des habitudes, elle s'était décidée à sortir une fois la nuit tombée et qu'elle ne pouvait pas lire tranquillement dans sa chambre. Elle traînait alors dans la ville, dans les bars (heureusement qu'elle tenait bien l'alcool !), repoussait les hommes trop entreprenants, ressassait ses souvenirs du jour où elle avait accosté dans le port de Valdis, qui n'était alors qu'une petite ville sans importance. Oui, ces dernières semaines, elle rentrait à l'aube, dormait peu et se réveillait, dérangée par le soleil. elle avait bien besoin de ce moment de repos. Secrètement, elle espérait en fait que l'arrivée d'Azphal et d'Elsa pourrait rompre ce cercle infernal dans lequel elle s'était engagée. En effet, former deux nouvelles recrues, qui plus est déjà mûrs, pouvait s'avérer relaxant pour elle. Mais après, tout reprendrait...

L'arrêt brutal du son de l'eau qui coulait fit émerger Melba de ses pensées. Elle entendit deux vois graves discuter à l'étage. Enfin discuter... échanger quelques mots. Elle s'étira et se leva doucement tout en se rapprochant de la cheminée pour admirer les flammes lécher le bois. Lorsqu'elle leva les yeux, elle vit Azphal devant elle, propre et changé. Elle sourit, et l'examina d'un oeil nouveau en tournant tranquillement autour de lui.


"Finalement, je vais voir ce que je peux faire de toi... Dis-moi, as-tu des qualifications particulières. Parle-moi donc de toi... quels sont tes goûts ? les choses qui te déplaisent ?" Elle lui adressa un sourire. "Comprends-moi bien, je ne suis pas un tyran, comme tu sembles le penser, et je respecte ce que tu penses... Simplement, il y a quelques limites à ne pas dépasser... Ah au fait, en évoquant la servitude, j'allais presque oublier... Sigfried, viens ici !"

Alors que le sus-nommé descendait les marches d'un pas svelte, Melba s'approcha de la cheminée et commença à tourner une longue broche aplatie au bout dans les flammes voraces. Soudain, elle la retira et s'aprocha d'Azphal d'un pas agile.

"Mon cher, tiens bien notre hôte, je ne voudrais pas lui faire de mal x)"

Alors que l'apollon s'exécutait, Melba prit le bras d'un Azphal sans défense et lui appliqua le bout de la broche sur l'avant-bras. Lorsqu'elle le retira, une rose venait d'être gravée à jamais dans la peau du nouvel esclave.


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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Dim 2 Mai - 12:09


Le jeune homme ne tenta même pas de se débattre. La surprise laissa place à un détachement effrayant lorsque Melba approcha la tison de son bras.
Mais que font-ils...
L'odeur de chair brûlée se répandit dans la pièce malgré l'encens.
Ah. c'est donc ça qu'ils me font.
La douleur ne semblait pas le concerner, elle était comme le pleur lointain d'un enfant abandonné, sourde, comme un écho. le temps semblait s'allonger indéfiniment, se distordre autour du contacte glacé entre sa peau et l'acier rougeoyant. Le liens qui l'unissait au métal, long de quelque pouce seulement, était un pont glissant entre la folie et l'inconscience. Et soudain il comprit :
Ce sont des animaux. Je ne doit pas m'échapper, je dois les tuer. tous les tuer comme des animaux. Il ne s'agit plus d'Elsa ou de moi. Je dois tous les tuer.
Azphal devint livide en quelque seconde, et si il n'avait pas laissé échapper un son, c'était qu'il était trop faible pour parler. Ses yeux devinrent vitreux, et sa bouche se crispa en spasmes.
Il perdit connaissance.
Le jeune homme se réveilla quelque seconde plus tard, secoué par Siegfried. Il releva lentement la tête, et fixa Melba dans les yeux.
"Vous parliez... de mes talents... haaa... Je n'ai que 17 ans, je ne sais... haaaa... rien faire. Sinon comment m'auraient ils capturé?"
Il prit une profonde inspiration, tentant ainsi de réguler son souffle rauque.
"est-ce que ça valait vraiment la peine... haaa... de me marquer?"
Azphal, sur ces derniers mots, sombra dans un profond sommeil : l'épuisement et la douleur l'avait achevé.
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Ven 7 Mai - 8:28


Oui, Melba avait différentes facettes, et était une femme à la personnalité très compliquée, même si la plupart des hommes ne remarquaient que sa poitrine. Elle pouvait être douce, maternelle, aussi bien que torturée et méchante. Sauf que là, devant son nouvel esclave, comme devant Elsa quelques minutes auparavant, elle avait été tout simplement sadique. Comme elle l'était avec tous les nouveaux arrivants d'ailleurs. Peut-être voulait-elle simplement bien montrer qui était le plus fort, et prouver qu'on ne pouvait lui résister. Elle n'était pas du genre à se laisser abattre, et en tant que tête brûlée, il était difficile de trouver pire.

C'est pourquoi, lorsqu'elle vit Azphal s'écrouler, elle ne ressentit rien. Pas même un petit pincement au cœur. Elle avait subit cette scène tant de fois qu'elle ne réagissait même plus. Simplement, une pointe d'étonnement perça dans son esprit. Elle se rappelait en effet les cris d'Elsa lorsqu'elle-même avait été marquée, sauf que la jeune fille n'était pas tombée dans l'inconscience. Elle n'avait fait que crier. Avec un sourire, elle se dit que c'était une fois de plus la preuve que les femmes étaient beaucoup plus endurantes vis à vis de la douleur que les hommes...

Azphal étant à terre, Melba reposa le tison qui commençait à chauffer dans sa main dans la cheminée et s'approcha de sa nouvelle propriété. Elle s'accroupit à côté de lui et le regarda alors que Siegfried commençait à le malmener, trouvant sûrement sa conduite de faire défaut à sa maîtresse de la sorte inacceptable. Lorsque le jeune homme ouvrit enfin les yeux, elle fit signe au grand blond de s'écarter. Dans son état, Azphal ne pouvait décidément pas tenter grand-chose. C'est le souffle court qu'il lui murmura quelques paroles :


-Vous parliez... de mes talents... haaa... Je n'ai que 17 ans, je ne sais... haaaa... rien faire. Sinon comment m'auraient ils capturé ?

-Eh bien, dans ce cas, nous t'apprendrons, à ton âge, rien n'est perdu, répondit Melba en s'autorisant un sourire, retrouvant une partie de la douceur qu'elle laissait parfois paraître.

Elle allait se relever quand Azphal ajouta une dernière chose. Étonnée par cette question, Melba baissa les yeux et tourna le poignet du jeune homme, pour voir la marque dans sa chair dont la couleur rouge s'estompait progressivement.


"Tout le monde ici est marqué... À part moi-même bien sûr. Comme cela, si tu tentes de t'échapper, on saura tout de suite à qui tu appartiens vraiment. Cela peut te sembler bizarre mais c'est une coutume qui vient..."

Elle releva les yeux pour voir sa réaction mais se rendit compte que, certainement épuisé par son voyage, il était déjà endormi. Elle resta quelques instants à ses côtés, tenant toujours son poignet dans sa main, lorsque Siegfried l'interrompit dans ses pensées.

"Voulez-vous que je... m'en occupe, miss Melba ?"

Siegfried attendit sa réponse, anxieux d'avoir pris la parole sans y être autorisé mais en même temps inquiet pour sa maîtresse qui semblait très pensive aujourd'hui. Cette dernière lui répondit d'un ton assez sec :

"Je m'en occupe. Retourne à tes occupations."

Siegried hésita sur la conduite à tenir, étonné par une telle décision, mais sortit sans broncher. Melba, avec un soupir, reporta son attention sur Azphal, étendu par terre et complètement endormi. Avec un sourire, elle passa sa main dans ses cheveux encore mouillés de par sa douche récente.

* On dirait un enfant qui dort... *

Pourquoi Melba, la terreur des esclaves de tout Valdis, laissait-elle apparaître une part de douceur avec cet esclave banal dont personne ne se serait préoccupé ? Cette question la taraudant, elle se releva, et regarda encore une fois Azphal. Et c'est alors qu'elle comprit. Ce jeune homme avait à peu près l'âge, la carrure, et le coupe de cheveux que son petit frère devait avoir aujourd'hui. Les traits fins d'Azphal lui rappelaient ceux italiens de l'être dont elle avait été le plus proche. Et c'est alors qu'elle prit la décision de s'occuper personnellement de cet esclave, car rien n'est jamais une coïncidence.

S'accroupissant de nouveau à côté de lui, elle le prit dans ses bras [Comment ça, vous pensiez que Melba n'avait pas de force ? Et bien si u.u] et se releva. Passant par la porte laissée ouverte par Siegfried, elle monta au premier étage et s'introduisit dans une chambre à la fois simple et coquette où tout était prévu pour parfaire sa beauté. Elle déposa Azphal sur les draps d'un blanc immaculé, cala sa tête sur le traversin et s'assit dans un fauteuil face au lit, attendant son réveil.


[Désolée pour le retard, bac latin dans 5 jours et les parents qui ne veulent plus que je passe sur internet (on se croirait revenus au collège... u.u) ]
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Ven 7 Mai - 16:09


Pendant ce temps, au rez-de-chaussée...
Percy ouvre la grande porte de bois ouvragé de la maison, l'air buté. Il venait de rentrer de sa quête: en fait, il avait encore des épis de blé sur lui et les vêtements tachés du suc du monstre. il n'est pas venu ici pour se divertir pourtant, mais comme cet établissement est le seul qui soie assez hygiénique dans Valdis, il y va régulièrement afin de prendre un bon bain parfumé.
et il est vrai que là, il était plutôt temps.

Songeant à sa bêtise (il est allé bille en tête s'engager dans une quête dont la prime n'était même pas mentionnée), il sonna à la clochette du comptoir à l'entrée.

ding ding!
-...
dingdingdingdingdingdingding!
Généralement, le mardi, c'est la patronne qui s'occupe de la réception ! Von Kartoffeln est vexé de cette attente, et, en attendant qu'on s'occupe de lui, décide de visiter la propriété.

[content de revenir parmi vous! Smile]
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Sam 8 Mai - 18:18


Azphal dormit longtemps, son corps devant récupérer de toute la fatigue accumulée. Il rêva de façon fragmentaire, épisodique, comme si son cerveau devait assimiler toutes les nouvelles données de son existence : une enfant pleurait et le regardait en silence alors qu'il était attaché sur une chaise, ensanglanté. Il basculait en arrière et chutait dans un bruit assourdissant d'éclaboussure : il tentait maintenant d'éviter des troncs de chêne charriés par un torrent tumultueux, engourdit par le flot froid et alourdit par ses vêtements. Il allait se noyer mais le fond du cours d'eau s'ouvrait et le laissait tomber sur le sol dur d'un cachot, et il heurtait le sol bruyamment. Alors qu'il se relevait, une main chaude et douce se posait sur son épaule : il levait la tête et était éblouit par des faisceaux de lumière partant du visage de ce qui devait être un ange. La main lui arrachait la joue et lui brulait la peau, alors que le visage de l'ange se changeait en démon ricanant.

Les rires insupportables menaçaient de lui éclater les tympans lorsqu'il ouvrit soudainement les yeux : la chaleur du lit lui parut aussi surprenante qu'agréable, et il ne fut pas pressé de se lever pour observer la pièce dans laquelle il se trouvait. Il se releva finalement, et se surprit de la facilité geste : quelques heures auparavant, cela lui aurait paru un exploit. Il battit néanmoins des paupières pour chasser tous le sang qui lui montait à la tête, et jeta un regard circulaire sur ce qu'il devinait être une chambre de client interdite au personnel : elle ressemblait dans l'ensemble au salon rouge, mais évitait de tomber dans le faste grandiloquent de ce dernier, lui préférant un style plus intimiste, personnel.

Quelqu'un de raffiné vit ici. Une femme probablement... Une femme raffinée... mince!

Et elle était la : Assise confortablement dans un fauteuil rembourrée, Melba le regardait nonchalamment.
Sa vue lui rappela soudain l'épisode douloureux qu'il avait traversé quelques heures auparavant : il se caressa instinctivement l'avant bras et tressailli en sentant le relief de la marque sur sa peau. Il serra les dents en songeant a ce qu'il venait de subir, puis respira un grand coup : ce qui est fait est fait et cette marque était faite pour rester. Pas question dans l'immédiat de se rebruler par dessus, d'autant que la moitié des esclaves de la ville devaient avoir eu la même idée.
Le souvenir de la douleur lui revint soudain en tête, et la bouffée de haine qui l'avait accompagné aussi. Toutefois il était maintenant en pleine possession de ses moyens, et il avait la tête plus reposée : le meurtre de femme n'était... pas dans ses cordes. Le visage de la Traitre le traversa l'espace d'un instant, et son cœur se serra douloureusement. Non, décidément, il ne pourrait pas lui faire grand chose... Alors qu'il se demandait ce qu'il pouvait bien faire maintenant qu'il avait renoncé à prendre sa tête, il croisa son regard : il cru y percevoir une pointe de tendresse, puis se ravisa de suite, confus et gêné de s'être fait piégé aussi facilement.

Ne lui fais pas confiance! C'est une esclavagiste! Mais... non, je dois me tromper, cette femme est un monstre! Autant jouer le tout pour le tout alors...

Il s'éclaircit la voix comme pour préparer son intervention :
"vous m'avez parlé de mes talents hier; j'en possède en réalité certains..."
Il se tut, attendant l'approbation de Melba pour continuer.

Mieux vaut jouer selon ses termes pour le moment...
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Ven 14 Mai - 9:59


Melba commençait à s'ennuyer ferme dans cette chambre éclairée par la lumière du soleil - lumière qui faiblissait petit à petit au fur et à mesure que la journée avançait. Au bout de quelques minutes, ne pouvant contenir son impatience, la jeune femme se leva et s'approcha de la petite commode en bois ouvragé qui garnissait chacune des chambres comme celle-ci. L'ouvrant délicatement, elle révéla un tourne-disques doré qu'elle mit habilement en route, pour écouter quelques secondes plus tard la douce mélodie qui s'en échappait. Elle en profita pour faire le tour de la chambre et inspecter de son œil aguerri si tout était à sa place. Une fois ceci terminé, elle ouvrit une des fenêtres pour laisser l'air frais pénétrer dans la chambre et jeta un coup d'œil à la vue que l'on avait depuis cette chambre : un calme et paisible jardin dans lequel coulait un petit ruisseau. Le bruit de l'eau sur les pierres qui accompagnait comme en arrière-plan la musique qui s'échappait du tourne-disques était tout ce dont Melba avait besoin en cet instant. Rapidement, elle ne sut plus depuis combien de temps elle était là, à regarder ainsi ce jardin, dans cette maison... son œuvre. Quelques secondes, quelques minutes... une heure ? Quand elle put enfin s'arracher à la contemplation muette de cette vue, elle vit que le soleil était sur le point de disparaître derrière les hautes montagnes qui entouraient Valdis. Avec un soupir, elle referma la fenêtre et alluma les deux lampes à huile qui décoraient la chambre, pour ne pas être totalement plongée dans le noir. Le silence se fit alors pesant sur les épaules de la jeune femme, et elle remarqua que son disque était terminé. Oui, réellement, elle avait du rester accoudée à ce balcon pendant un certain temps... Elle retourna s'asseoir sur le fauteuil où elle était installée tout à l'heure, et sortit un petit carnet de sa poche sur lequel elle commença à noter ses dépenses du jour, et à faire quelques petits calculs, indispensables pour gérer sa société.

Elle leva alors les yeux et les posa sur Azphal, se demandant toujours d'où il venait pour qu'il y ait une telle ressemblance... Se pourrait-il... ? Non, c'était impossible.
Il se réveilla alors, apparemment perdu, avant de la regarder. Melba ne broncha pas et continua à soutenir son regard, malgré toute les question qu'elle se posait. Décidant délibérément de ne pas prendre la parole la première, pour lui laisser le libre choix de sa première intervention après le choc qu'il venait de subir, elle attendit sans prononcer mot. Elle le sentit fragile et désemparé devant elle, enroulé dans les draps blancs tel qu'il était.

Au bout de quelques minutes, Melba s'apprêtait à briser le silence tendu qui s'était installés entre eux, commençant à être énervée qu'il ne prenne pas la parole alors qu'elle l'avait implicitement autorisé à le faire, quand ce fut justement ce moment qu'il choisit pour lui parler.


— Vous m'avez parlé de mes talents hier; j'en possède en réalité certains...

— Hier ? répliqua Melba avec un sourire amusé Tu sais, seulement quelques heures ont passé... certes relativement longues, mais pas une journée complète... Et donc...

La jeune femme s'apprêtait à continuer et à lui poser ces questions qui la taraudaient sur son passé, et aussi à se renseigner sur ces "aptitudes" dont il parlait, quand elle entendit la sonnette de l'entrée retentir. Elle s'arrêta, prit le parti de laisser ses employé(e)s s'occuper de ce client, et reprit.

"Oui, donc, comme je disais..."

La sonnette résonna de nouveau. Melba se leva, énervée, avant de se souvenir de quel jour on était. Mardi. Mais oui, le jour de congé qu'elle donnait à ses apprentis ! Et c'était elle qui était censée tenir la Maison. Et au lieu de cela, elle tenait la main à un pauvre esclave qu'elle venait d'acquérir et qui avait réussi à la toucher par elle ne savait quel moyen. Elle s'approcha du lit d'Azphal et reprit la parole.

"Excuse-moi, je dois y aller, c'est mon rôle. repose-toi, tu en as encore besoin, je reviens j'ai... Sa voix flancha légèrement. J'ai encore à te parler."

Elle se retourna, se dirigea vers la porte et ouvrit celle-ci, avant de lancer, sans même prendre la peine de se retourner.

"Si cela t'intéresse, apparemment, Elsa va bien. Elle se repose aussi. Si tu es sage, tu pourras peut-être la revoir."

Elle referma alors complètement la porte, n'attendant pas de réponse d'Azphal puisque sa phrase n'en appelait aucune. Elle parcourut un couloir recouvert d'une épaisse et douce moquette avant de descendre l'escalier principal qui menait à la réception. Sur le chemin, elle n'avait croisé personne. Tout le monde devait être en train de se reposer ou de prendre un bon bain délassant. Le mardi était en effet la journée la moins remplie et Melba avait décidé il y a quelques mois de la laisser libre. Un peu de repos ne faisait jamais de mal à ses apprentis. Lorsqu'elle arriva enfin derrière le comptoir en bois où était posée l'infernale petit sonnette, plus personne n'était là. Elle passa de l'autre côté du panneau de bois verni et regarda autour d'elle.

* Si un de ces gamins s'est décidé à me faire une farce, il va me le payer très cher... mais alors très très cher... *

Ah, voilà, elle venait d'apercevoir une silhouette qui s'enfonçait dans un des couloirs qui partaient depuis le rez-de-chaussée. Elle le rattrapa d'un pas rapide et se plaça devant la dite personne, avant de la reconnaître et d'adresser un grand sourire à un des habitués de l'hygiène que pouvait procurer la Maison des Roses.

"Professeur von Kartoffeln ! Quel plaisir de vous revoir ! Que puis-je faire pour vous ?"

Ce fut à ce moment qu'elle remarqua l'état lamentable de Percy et elle fit un pas en arrière, légèrement écoeurée.

"Un bain, peut-être ?'


[Fiouuu, jouer pour deux c'est fatiguant... Heureusement qu'on a notre week-end de quatre jours =P ]
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Ven 14 Mai - 16:06


Connaissant peu la maison, le professeur voyait en cette abscence l'occasion de faire un petit tour du propriétaire; il s'était déjà engagé, plus ou moins au hasard, vers les étages inferieurs.
Plus ou moins, en effet: car s'il existait quelque chose de louche dans cette maison, ou un secret caché (un champ de patate clandestin pour faire sa Vodka maison...), c'est dans la cave que ça se trouverait; et, par-dessus tout, un léger fumet de macaronis au roblechon finit d'exciter sa curiosité.
C'est donc tout naturellement que nôtre chercheur fut frustré de voir enfin arriver la personne qu'il avait appelée, il faut le dire, sans trop se gêner.
Melba, la charmante demoiselle d'affaires, lui bloquait maintenant la route, et lui demandait ce qu'il voulait. Pour Percy, les circonstances paraissaient fort peu favorables au doute, aussi fût-il courroucé de voir le léger dégoût de l'hôtesse lorsqu'elle lui proposa un bain.

Mais non donzelle! Je suis venu me frotter contre tes tapisseries et voler tes macaronis!

-En effet, mademoiselle Melba, mon bain se fera plus tôt cette semaine; voyez vous, ma dernière expedition a laissé des traces. Je me suis mouillé dans une affaire (qui était plutôt une tâche à accomplir a mes yeux) où j'ai rencontré des êtres pour le moins... collants. J'y retournerai probablement, afin de laver mon honneur. Mais trève de bavardages, aussi interessants soient-ils; je vous suis, ammenez-moi à la salle d'eau.

[je m'applique maintenant Smile mais ça fait toujours pas beaucoup de lignes -_-" j'espere avoir plus de choses a marquer la prochaine fois...]
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Dim 16 Mai - 16:13


Melba regarda d'un air amusé le petit homme rondouillard lui expliquer plus ou moins sa dernière quête. Ahlala, les aventuriers en herbe devenaient une espèce qui se faisait rare ( et alors que penser des vrais aventuriers... ceux-là, voilà bien longtemps qu'elle n'en avait pas croisé ) ! Elle se fit une idée générale dans sa tête de la population qui fréquentait la Maison des Roses... Majoritairement des bourgeois et des hommes politiques, des hommes bouffis par la bonne chair ainsi que le désir de posséder de l'argent, toujours plus d'argent. Elle les méprisait, les rejetait, et se faisait un malin plaisir à refuser toutes leurs avances indécentes, mais s'amusait toujours autant de les voir grouiller comme des fourmis en manque dans son antre. Après tout, c'était grâce à eux et à leurs désirs lubriques qu'elle avait pu reconstituer sa fortune, dilapidée dans un premier temps par la construction de ce qui allait devenir une des bâtisses les plus respectées de Valdis. Et puis il y avait les gens indéfinissables comme Percy... Des aventuriers à l'opposé des aventuriers classiques. En effet, selon le stéréotype bien établi de l'aventurier classique, celui-ci devait être grand, bel homme (avec une joue balafré bien entendu), et devait pouvoir conquérir le cœur de toutes les femmes sans pourtant jamais s'attacher. Des sortes de princes charmants ténébreux sur leur beau cheval noir, sans liens et cultivant le désir de vengeance, un peu comme ces héros de romans devant lesquels toutes les jeunes minettes de tous les pays réunis se pâmaient et qui hantaient tous leurs rêves, comme ils avaient hantés ceux de Melba à l'époque où elle n'était encore qu'une jeune et innocente jeune fille.

En entendant la réplique de Percy, la jeune femme ne put réfréner un sourire de naître sur son visage, tout en se contenant pour ne pas complètement s'accorder le droit de rire devant cet homme. Dieu, qu'il était étrange ! Là, devant elle, avec son sac de patates dans une main, la regardant d'un air assuré à travers ses lunettes qui venaient apparemment de passer un sale quart d'heure... Tant d'assurance cachée derrière une blouse blanche maculée de... uhm... "choses verdâtres" ? Et dire qu'il s'accordait le droit de lui donner des ordres ! Melba n'y prêta pas attention, après tout il s'agissait d'un bon client mais, elle ne put s'empêcher de lui lancer une petite pique avant de l'entraîner à sa suite.


"Avant de laver votre honneur, pensez à bien vous laver vous-même, dans un premier temps... x)"

Elle se retourna, un sourire toujours présent sur les lèvres, avant de le précéder dans l'escalier qui partait du hall d'entrée et de l'accompagner jusqu'à une chambre un peu plus grande que celle dans laquelle elle avait laissé Azphal. Elle ouvrit une porte blanche et montra à Percy une jolie pièce, grande et bien décorée par quelques sobres orchidées, dans laquelle était installée une grande baignoire d'où s'échappaient de grands volutes de fumée au travers desquels on pouvait voir que quelques pétales de rose étaient dispersés à la surface de l'eau.

"Voilà, professeur, vous êtes ici chez vous. Comme d'habitude, vous savez où trouvez tous les produits nécessaires à votre toilette. Je reviens dans une petite heure, voudrez-vous que je vous apporte quelque chose nécessaire à votre confort ? Un dîner ? Après, je vous aurais bien proposé un peu de compagnie, mais vous savez bien que le mardi, mes petits se reposent... Enfin, je peux toujours vous apporter quelques patates si vous voulez du réconfort..."

Melba s'apprêtait à partir lorsqu'elle pensa à une dernière chose vis-à-vis de "Patates-addict" comme elle se plaisait parfois à l'appeler.

"Peut-être souhaiterez-vous passer la nuit ici ? Dans ce cas, nous nous occuperons de laver vos affaires pour que tout soit propre demain matin. Enfin, je vous retrouve tout à l'heure, vous me direz ce que vous avez décidé, mais... n'oubliez pas les tarifs surtout."

Sur un dernier sourire, Melba sortit de la chambre et, retraversant quelques couloirs bien connus, elle se retrouva bien vite devant la chambre où elle avait laissé Azphal. Elle s'arrêta sur le seuil quelques instants avant d'entrer, sans même prendre le temps de frapper.


[ Voilà, vous pouvez tous les deux poster comme ça, et j'essaye de vous réunir dans 1 ou 2 posts ^^.
Pour le nombre de lignes, percy, on ne te demande pas du jour au lendemain de passer à 50 lignes... L'important est que tu fasses attention, et que tu t'améliores au fur et à mesure ! Après, c'est notre rôle de vous aider, mais c'est déjà très bien de faire une quinzaine de lignes. C'est déjà un grand palier, et je pense qu'on est tous contents que tu l'ais passé =)
Et puis, pour le temps que tu passes dessus,ne t'en fais pas, moi, quand j'ai une idée, je peux la développer sur une heure voire plus... (au grand désespoir de mes parents le soir !). Ne perds pas espoir, et si écris des situations coquasses qui te plaisent, tu ne verras pas le temps passer, alors courage ! ]
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Mer 19 Mai - 18:13


"Excuse-moi, je dois y aller, c'est mon rôle. repose-toi, tu en as encore besoin, je reviens j'ai... Sa voix flancha légèrement. J'ai encore à te parler."

Elle se retourna, se dirigea vers la porte et ouvrit celle-ci, avant de lancer, sans même prendre la peine de se retourner.

"Excuse-moi?" mais que diable lui passait-il par la tête? Un instant on le giflait pour un mot de trop, un autre on lui montrait... de la politesse? décidément cette femme était spéciale!
Azphal n'avait aucune idée de ce qui avait provoque son hésitation, aussi ne chercha-t-il pas plus loin que son propre étourdissement.

"Si cela t'intéresse, apparemment, Elsa va bien. Elle se repose aussi. Si tu es sage, tu pourras peut-être la revoir."

Bon dieu, Elsa! J'espère qu'elle a, elle aussi, eu droit a un temps de repos...
A l'instant ou la porte se referma, il sauta à bas du large lit et se mis a fureter dans la pièce : une commode simple remplie de vêtements chauds, une penderie contenant quelque robes... Derrière un paravent de papier de riz se trouvait une élégante coiffeuse en bois d'acajou, recouverte de produit de beauté, maquillage et autre fard.
Surement le coin personnel... J'aurais penser a quelque chose de plus extravagant pour une femme comme cette Melba... Ce n'est peut être pas sa chambre en fin de compte.
Azphal balaya rapidement l'ensemble du regard puis s'en éloigna : pas le moment de se faire prendre en train de voler la propriétaire.
Il revient au centre de la pièce et se tint debout un instant, sentent son corps de bas en haut.
Je suis reposé et j'ai juste encore un peu faim, le moment idéal pour se réveiller complètement!
Les pieds bien enfoncés dans l'épais tapis qui recouvrait le sol, il commença a s'étirer. La nuque, les coudes, les poignets, les épaules, le dos... Tout fonctionnait bien, même si il devait éviter de tirer sur son bras marqué. Azphal contempla un instant la marque, et sa gorge se serra :
Bon dieu, ils sont tout de même sacrement frappé... Mais elle a raison, je connaissais ce genre d'histoire. En partant, je savais que mon périple n'allait pas être de tout repos! Allons, du coeur au ventre garçon!
Il prit une profonde inspiration et son regard s'affermit : pas question de se laisser abattre! Il allait se mettre a s'entrainer pour de bon quand il entendu des pas légers dans l'escalier.
C'est maintenant ou jamais : je m'en occupe définitivement ou non? Son estomac se tordit douloureusement : tuer une femme? Non décidément, c'était hors de question.
Melba entra en coup de vent et tomba nez a nez avec lui. Il la regarda un instant, interdit : que ce soit ses cheveux, son cou -que sa robe négligemment laissé ouverte laissait entrevoir- ses yeux ou ses lèvres : elle était superbe. Même si la différence d'age était frappante -il respirait encore la jeunesse alors qu'elle était une femme accomplie- Melba n'en était pas moins troublante.
Se rappelant la façon dont elle l'avait laissé parler quelques minutes plus tôt, il lui dit :
"Je vous parlais de ce à quoi je suis doué..."
Dash! En un battement de cil, Azphal se retrouva dos à dos avec Melba.
Un frisson de plaisir lui parcouru l'échine : retrouve son corps était franchement délicieux.
"... C'est ça!"
Dash! Il regagna sa position originelle, en la regardant anxieusement, espérant ne pas en avoir trop fait. Il hésitait à parler de nouveau avant elle. Il fléchît très légèrement le genoux, se rendant soudain compte qu'effectivement, son corps n'avait pas complètement récupéré : une fine pellicule de sueur était apparu sur son front sans qu'il s'en aperçoive.
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Jeu 20 Mai - 19:10


La pièce était de taille moyenne. En effet, il existe plusieurs salles d'eau similaires à celle-ci dans l'établissement, elle ne pet donc avoir de dimensions démesurées; mais la salle était baignée dans la fumée, aussi ses dimensions se perdaient-elles dans le flou. On avait l'impression que l'eau remplissait toute la pièce; on se serait cru en pleine mer, dans les embruns, à ceci près que l'eau est calme, tiède et remplie de pétales de roses.
Percy appréciait les pétales de roses, c'est un des petits soin de l'établissement qui lui plaisent. Néanmoins, sa visite n'étant pas prévue, il se demanda si ce n'était pas là les restes d'un précédent bain. Ayant l'image mentale d'un gros lutteur suant comme un veau dans son bain, le professeur entreprit d'enlever tous les pétales. Cette action n'était pas très réflechie, car les lutteurs de Valdis ne se baignent jamais. Toujours est-il qu'il occupa ainsi son temps durant la discussion précédente, avant de se plonger dans le bain chaud.

Aaaaaaah le pied!! ça me rapelle les bains dans mon campus universitaire à Bedin... il y avait cette grande piscine chauffée, dans laquelle on allait en hiver. Il n'y avait qu'une palissade pour séparer les garçons des filles, et avec Herbert, on a inven...
Percy ressassant cette vieille histoire à chaque bain, il vaut mieux en dispenser le lecteur, car elle ne présente aucun intérêt réel. Les vieilles histoires de campus, c'est toujours la même chose.
Passons aussi le lavage du personnage, qui est relativement peu intéressant, et si vous êtes en train de manger, je ne voudrais pas vous gâcher vôtre repas.
une fois sa toilette terminée, il entreprit de trouver sa serviette-pour enlever la mousse des oreilles, parce que sinon il veut rester dans le bain encore un moment-et remarqua qu'il ne la trouva pas. Etrange! la tenancière est bien étourdie en ce moment.Il fouilla donc la pièce.
Après sa fouille, il retrouva un mocassin, une pièce de 20 d'une monnaie étrangère et une amulette en macaronis, probablement oubliés par de précédents utilisateurs de la salle. Radin n'aimant pas le gaspillage, il garda tout.
Il décida donc d'aller en chercher une à la buanderie, mais malheureusement, il ne retrouva pas ses vêtements; ils auraient sûrement étés emmenés prendre un petit lavage pendant qu'il était dans son bain. Il était très embarassé, mais il retrouva son slip et ses lunettes, ce qui le ravit(il faut dire que plus personne n'osait nettoyer son slip).
Sans la moindre gêne, le bonhomme trempé, en slip et avec un mocassin sortit en recherche de la buanderie. Mais il avait inconsciemment suivi l'odeur des macaronis au reblochon, car ses lunettes étaient embuées, et se dirigeait dans la mauvaise direction.
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Godot
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Sam 12 Juin - 19:54


Godot, qui s'était encore perdu dans l'immensité de ce monde bornée entre connexion et déconnexion, fit face ,par le plus grand des hasards, à la silhouette d'une boutique dessinée au travers de la fumée.

"Tient, pourquoi tant de fumée par ici? Serait-ce la nouvelle boutique nespresso ?
Quelle chance. C'est que j'ai soif , moi "


Et c'est ainsi, que le plus audacieux des procureur, se trouva à l'intérieur du bâtiment dont l'étonnante architecture se distinguait de bien d'autres , par une présentation soignée et chaleureuse
,des meubles d'un raffinement incomparable et d'une atmosphère fastueuse propre au seul vrai paradis sur Terre: L'eden .

"C'est bien beau tout ça ,mais il y a toujours pas de vendeurs pour m'accueillir"
Georges? T'es là?
"Peut être eu premier étage?"

Au premier étage,personne. Godot décida donc de s'avancer dans ces longs couloirs,espérant au moins puiser dans leurs noirceur cauchemardesque,toute la profondeur de l'arôme du café et la réflexion philosophique qui en découle.Et c'est au sixième tournant qu'il tomba sur...... cette incroyable créature qui s'adressait à une sorte de professeur en blouse blanche ,d'une voix suave et entrainante.


"Mais qui est-elle?Il me semble qu'il vient de l'appeler Melba. C'est donc elle! La charmante sirène de Keikoku ,dans la lignée de Zahia D. ,dont aucun homme ne su atteindre l'orée de sa chambre de plaisance.Il me faut l'approcher, mais comment? Comment exprimer ma prose Shakespearienne avec cet odieux personnage qui va jusqu'à entraver la
vue. Je dois l'éloigner le plus longtemps possible. "

Poussé par cet envie de dominer la sous-espèce qui lui faisait obstacle, Godot pénétra dans la chambre du professeur, la porte étant laissée ouverte par négligence, sûrement

"Il prend une douche, et si je....."


Et c'est ainsi que le plus rusé des procureurs, s'empara des vêtements du professeur, munie du pince à linge sur le nez et d'une longue perche pour les tenir à distance.


"Ne perdons plus de temps maintenant, où est elle?"


Dernière édition par Godot le Dim 20 Juin - 23:50, édité 1 fois
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Izumi
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MessageSujet: Re: La Maison des Roses   Sam 19 Juin - 21:04


MJ, Important!

Cela faisait un petit moment qu'IL l'observait. Pour tout dire, ça n'avait pas été très dur de le suivre, il dégageait une telle odeur pestilentielle que seuls des hommes patates pourraient supporter. Mais cette histoire lui permit de découvrir la capitale. Enfin cette chère Valdis dont les hommes parlaient tant! Plus grande qu'il ne l'imaginait et plus répugnante encore avec ses habitants arrogants! C'était un véritable concentré d'immondices.

Néanmoins tout ceci n'était pas sa priorité. Il sortit alors un de ses nombreux bras au bout duquel un de ses yeux se faufila au travers d'une fenêtre ouverte. Ce qu'il vu en aurait choqué plus d'un Shocked. C'était l'expression même de l'exécration des hommes et ce lieu en était le sanctuaire. Après s'être assuré que l'homme présent dans la chambre n'était pas le sien, notre personnage détourna son regard et passa en revue toute la maison. Il en apprit des choses, lui qui était toujours resté dans son terrier à l'abri de tout. Après plusieurs fenêtres et scènes très gênantes, il tomba sur un étrange énergumène s'éclipsant avec un tas de linges peu ragoûtant.

Bizarres ces humains...

Quelques instants après c'est un horrible gugus en slip qui fit son entrée (ou plutôt sa sortie...). Quelle vision d'horreur! Le traumatisme était tel qu'il lui éclata littéralement l'oeil. La rage bouillonnait à nouveau en lui.

Le sol se mit à trembler comme à l'aube d'une catastrophe (vous savez comme dans les films Rolling Eyes...). On pouvait sentir dans tout Valdis cette secousse qui brisait les vases et faisait sortir les rats de leurs trous. Mais la cause principale des hurlements suraigus de la maison des roses et des alentours n'était pas seulement les rongeurs, mais aussi la présence d'un monstre. Si Percy n'avait pas tant de buées sur ses lunettes, il aurait vu le toit s'arracher au dessus de sa tête et aurait peut être pu éviter les tiges de blés qui l'emportèrent au dessus de la maison. Cette dernière ne ressemblait plus qu'à un plat de spaghetti tant elle était saucissonnée par les blés. Oui, IL était revenu et avait bien l'intention de se venger. Et pas seulement du petit binoclard élevé à 15 mètres du sol, qui avait perdu son unique chausson, mais de tous ces humains qui maltraitaient sans vergogne la nature.

PS: le monstre n'est pas visible vous n'en voyez que les blés!

[Hors jeu: Cet évènement se réfère au post: http://keikoku.forumpro.fr/les-terres-dangereuses-f76/champ-de-ble-carnivore-t108.htm]
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